C’est pas toujours le pied.

Un vendredi soir, je me suis retrouvé en face de quelqu’un qui, avec un grand sourire aux lèvres, se plaisait à occuper tout l’espace sous la tablette. Jambes entièrement allongées et écartées, il ne me laissait aucune chance d’étirer ne serait-ce que la moindre petite phalange.

Une bonne semaine de pendulaire à trois heures de train par jour et des journées de travail plutôt bien remplies derrière moi, j’aurais aimé, moi aussi, détendre un peu mes jambes. Avec toute la lourdeur de ma semaine sur le dos, me voilà donc forcé de retrancher mes pieds et mes genoux dans mon tout petit coin de siège. Ce n’est vraiment pas le pied cette histoire. Ne me voyant pas rester comme cela pendant une heure et demie et ayant la cheville gauche qui commençait à trembloter, j’ai pensé entreprendre quelques manœuvres de diversion pour le faire bouger.

Seulement voilà, tellement fier d’avoir acquis quelques centimètres supplémentaires dans le wagon, il n’était pas prêt à en rendre la moindre parcelle, le bougre.

De nature plutôt pacifique, j’ai finalement pris les jambes à mon cou. Et j’ai changé de place.

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